Volume 12 : l’abbé Alexandre Monnet et l’abolition de l’esclavage à La Réunion.
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J-C Judith de Salins Le 12 septembre 1847, Saint-Denis (capitale de l’Île Bourbon) est entre les mains d’émeutiers. Le Gouverneur Graëb est en tournée : des Dionysiens, hostiles au retour de l’abbé Alexandre Monnet dans la colonie, parce qu’il est abolitionniste, manifestent bruyamment et réclament sa tête. Le lendemain, le climat se dégrade encore. à son arrivée le 14 septembre, le gouverneur, pour ne pas déplaire aux colons, publie un appel au calme, parlemente avec lui pour qu’il reparte de son propre chef, avant de l’expulser le 28 septembre suivant. L’engagement de ce prêtre est hors du commun, d’abord en France, puis dans l’Océan Indien. à Bourbon, la quasi-totalité des colons considère l’abolition de l’esclavage comme le pire des périls. |
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Alexandre Monnet s’illustre en tant que Père des Noirs, il est porteur de la notion de respect et de l’esprit de solidarité.
C’est avant tout ce que la société réunionnaise post-abolitionniste lui doit.
Marc Kichenapanai Ndou
Président du G.R.A.H.T.E.R.
Intervenants :
Jean-Claude Judith de Salins
Président de l’ARCC.
Monseigneur Gilbert Aubry
Evêque de la Réunion
Jacques Mahiez
Maire de Mouchin, ville natale d’Alexandre Monnet
Paul Hoarau
Coordonnateur du comité Alexandre Monnet "Images et démarches citoyennes d’esclaves et d’affranchis à Bourbon"
Beseat Kifle Selassie
Philosophe, écrivain , modérateur
Claude Prudhomme
Professeur à l’Université de Lyon "l’Eglise à Bourbon au moment de l’abolition"
Prosper Eve
Professeur à l’Université de La Réunion "l’ abbé Alexandre Monnet dans le concert abolitionniste dans les Mascareignes"
Philippe Delisle
Maître de conférences à l’Université de Lyon "Clergé et esclavage aux Antilles : une situation comparable à celle de La Réunion ?"