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Les dernières publications du CRESOI
Prolongeant les pages consacrées aux des travaux universitaires du Centre d’histoire, nous présentons ici les derniers livres publiés depuis 2008.
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Prosper EVE. Mai 2010. Sortie du dernier livre de Prosper EVE, "Le bruit du sience, Parole des esclaves de Bourbon de la fin du XVIIIème siècle au 20 décembre 1848". Un ouvrage essentiel où preuves à l’appui, l’auteur entend battre en brèche les idées reçues sur le silence des esclaves à Bourbon....Océan Editions, 2010.
- Jean-François GERAUD et Xavier LE TERRIER, Atlas historique du sucre à l’île Bourbon/ à La Réunion (1810-1914), Océan Editions, 2010.Lire la suite...
- Evelyne COMBEAU-MARI, Le sport colonial, Madagascar 1896-1960, Editions de la Revue française d’Outre-mer. 2009.
Dans une approche inédite, ce livre dégage et analyse sur le temps de la colonisation française (1896-1960) la place et la vocation respectives des gymnastiques et des sports à Madagascar. Loin de se cantonner dans de simples pratiques physiques de divertissement, les exercices corporels occidentaux importés par le colonisateur contribuent à des transformations éducatives, politiques, sociales et culturelles profondes qui laissent leur empreinte au delà de la présence française. Si la gymnastique, vécue par les populations comme un outil d’oppression explicite, ne parvient pas à s’ancrer dans les pratiques locales, tout autre est l’enjeu suscité par les sports. Du fait de leur attrait ludique, fédérateur et spectaculaire, ils séduisent les élites malgaches. Les sports se présentent paradoxalement à la fois comme un instrument de la colonisation (instrument d’éducation, de distinction, d’intégration, d’assimilation…) et comme un levier de la décolonisation (espace d’association, de rassemblement, de combat, d’expression identitaire
- Prosper EVE, Petit précis de remise en cause des idées reçues sur les affranchis de 1848 à La Réunion, Océan Editions, 2009
Les esclaves de Bourbon forcent l’admiration lorsque le jour de leur émancipation le 20 décembre 1848, ils ne cèdent pas à la vengeance et ils ne mettent pas la colonie à feu et à sang. Ils manifestent un sens de la responsabilité hors pair. Pourtant, ils ne bénéficient pas d’une image positive. Ils sont représentés dans tous les récits comme des paresseux, des déserteurs, des fossoyeurs de l’économie. En revisitant les documents les plus divers, Prosper Eve tente dans cet ouvrage de vérifier la véracité de ces affirmations peu élogieuses.
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Yvan COMBEAU (ss dir), L’île de La Réunion dans le XXème siècle, Un itinéraire français dans l’océan Indien, Océan Editions. Ce livre réunit un récit continu sur le siècle et les études de spécialistes (doctorants, ensiegnants-chercheurs) sur l’histoire de La Réunion.Nombre d’ouvrages ont déjà été publiés depuis deux décennies sur des périodes de la vie politique réunionnaise. Il s’agit ici de proposer une synthèse de l’état actuel des recherches. De la colonie à la naissance de la région au début des années 80, l’ambition éditoriale a été de fournir aux lecteurs, lectrices, non une succession d’études thématiques mais un texte permettant de cheminer tout au long du siècle et de rendre intelligible le suivi des principales phases de l’histoire. La construction du livre associe de la sorte le fil continu d’un récit et des contributions ciblées. Chacun peut ainsi appréhender les évolutions de la colonie sous la troisième république, les composantes de la période pétainiste, le passage en moins de quatre années de la colonie gaulliste à l’acte de naissance du département, les cycles de la départementalisation et les premiers pas de la régionalisation…
- Sudel FUMA, Pharmacopée traditionnelle dans les îles du Sud-Ouest de l’océan Indien, Océan Editions, 2008
Quelle est la place de la pharmacopée traditionnelle dans les Îles et pays de l’océan Indien occidental ? Pourquoi les chercheurs en sciences humaines ne se sont-ils pas beaucoup intéressés jusqu’à ce jour à l’histoire de la médecine traditionnelle ? Quels sont les spécificités régionales et les points communs concernant les remèdes des guérisseurs ?Toutes ces questions sont abordées dans cette publication résultant d’un travail collectif des universitaires de la zone océan Indien. Au moment où la société actuelle est confrontée aux nouvelles maladies du XXIe siècle, la parution de ce livre constitue un outil précieux permettant de comprendre l’origine des maladies et surtout les stratégies mises en place autrefois pour les combattre. Cet ouvrage a pu être réalisé grâce au soutien de l’Université de Toliara, de l’Alliance Française de Toliara, de la Chaire UNESCO de l’Université de La Réunion et du Centre de Recherches sur les Sociétés de l’océan Indien.
- Prosper EVE, Sudel FUMA, Les Lazarets à La Réunion, Entre histoires et histoire, Océan Edition.2008.
Entre histoires et Histoire
Le lazaret de la Grande Chaloupe est un lieu de mémoire qui défraie la chronique depuis quelques années. Il fait l’objet de toutes les attentions et de tous les soins. Associations de quartier et culturelles, politiques et administratifs se relaient à son chevet.
Le présent ouvrage entend faire la lumière sur ce cas d’espèce et vérifier en s’appuyant sur des documents écrits, iconographiques, oraux et archéologiques, si ce qui a été avancé à son propos, a un rapport avec la réalité. Cet objectif ne peut être atteint qu’en le replaçant dans on contexte social local, national, voire international.
Comme il est impossible de traiter ce dernier maillon d’une chaîne, sans aborder le pré-existant, c’est donc l’ensemble du dispositif sanitaire déployé par l’administration coloniale en vue de lutter contre l’introduction des maladies contagieuses dans cette île qui est développé ici.
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Yvan COMBEAU (ss dir), Le vote de l’outre-mer, La présidentielle et les législatives de 2007,Paris, Le Publieur, 2008. Voir ici la présentation du livre dans le quotidien
Le Monde.
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Jean-François GERAUD, Les esclaves du sucre à l’île Bourbon (1810-1848), Océan Editions, 2008.
L’île Bourbon a vécu, à parti des années 1810, l’une des plus spectaculaires modernisations qu’ait connues le monde colonial : la "mise en sucre".Si l’initiative et les modalités de l’industrialisation de l’île relèvent de l’action d’une poignée d’habitants, sa réalisation fut sans conteste l’oeuvre des esclaves, alors la majorité de la population de l’île.
Nous avons cherché, en partant de l’étude de l’intégralité des habitations-sucreries qu’à compter l’île Bourbon, à étudier l’esclavage dans sa liaison avec l’industrie sucrière, qui très vite amène des modifications du système servile.
L’esclavage, contrairement à ce que pensait Eric Williams, n’a pas été au principe du capitalisme moderne et de l’émergence de la révolution industrielle, mais il a accompagné dans l’île, et de manière beaucoup plus précoce que dans le monde antillais, la mise en place d’une forme de capitalisme. Les ajustements progressifs entre esclavage et capitalisme ont trouvé des limites structurales que les habitants ont tenté de dépasser, assujettissant le système servile aux contraintes du productivisme, et l’esclavage au modèle ouvrier.